Ananda Moyi Mâ, la Mère Bienheureuse

« Le privilège rare que représente un corps humain vous a été donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre Divinité. »

(Mâ Ananda Moyî)

Mâ Ananda Moyi est considérée dans toute l’Inde comme une grande sainte du XXème siècle et perçue comme l’incarnation divine de Kali, la déesse Noire ou appelée aussi la déesse terrifiante, celle qui détruit le mal, aide à la transformation de soi vers la joie.

Toute personne qui la côtoyait, disait qu’elle rentrait, régulièrement de manière spontanée, en état d’extase (de Samadhi) pendant parfois de longues heures d’affilée. 

Elle ne ressentait pas le besoin de se nourrir : c’était de la main de ses disciplines qu’elle se nourrissait uniquement. 

Elle dormait peu (entre 2-3h par jour seulement) ce qui laissait à penser qu’elle était nourrit de manière divine en permanence.

Elle est née sous le nom de Nirmala Sundari Devi en 1896 au Bangladesh et décède à 86 ans dans l’un des ashrams qui lui était dédié.

Ses parents sont des brahmanes, fervents pratiquants. 

Jeune, Ma Ananda Mayi était une fille modèle, serviable, amie avec tous. Elle accompagnait son père aux cérémonies religieuses et aidait sa mère à élever ses autres frères et soeurs.

Vers 12-13 ans, elle fut mariée à un homme qui fou de désir pour elle, car elle était très belle, a voulu consommer leur mariage. Mais en s’approchant d’elle, il reçut une décharge tel un éclair, qu’il fut projeté en arrière. Cette secousse était si violente qu’il reconnu en elle sa sainteté et s’agenouilla ainsi devant elle, la reconnaissant comme son grand maître. Il fit vœu de silence et resta à ses côtés comme disciple toute sa vie. 

Elle est allée à l’école primaire uniquement durant deux années. 

Elle n’a jamais lu les Écritures sacrées et toutes ses connaissances lui venait de manière spontanée : elle baignait dans la connaissance ultime quasiment en permanence. 

Quand elle avait ses connections : son corps se figeait dans une immobilité telle une statue d’argile, ses yeux levés vers le ciel, les paupières mi-clos, qui signifiait qu’elle rentrait dans une contemplation intérieure divine. 

Quand elle sortait de Samadhi : ses yeux magnifiques rayonnaient de lumière extraordinaire, ultime trace du divin qui l’avait traversée.

Elle connaissait tout et rien n’était séparé pour elle : ni le passé de cette vie, ni passé des autres vies, ni le présent ni le futur. Elle connaissait toutes les personnes, elle savait ce dont elles avaient besoin, même des personnes en particulier.

Elle ne se sentait pas séparée des gens, pour elle ils faisaient partie d’elle comme une jambe ou un bras d’un corps. Et quand on lui demandait d’expliquer Dieu, elle répondait que « Tout est Dieu »

Elle est autodidacte : elle appris seule le yoga, la méditation, les pranayama… elle n’a jamais eu de maître.

C’était vraiment une très grande sainte et on lui reconnaît beaucoup de miracles : des guérisons spontanées, des protections climatiques…

(sources : Autobiographie d’un yogi de Yogananda et le blog green.yoga.fr)

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